Une aventure qui n'a rien de sexy

Lorsque les parlementaires se réunissent à l'occasion d'une session à Berne, il y a de l'électricité dans l'air. Si les implications amoureuses prennent parfois des chemins bizarres, la prudence est ici de mise. En effet, le PS et l'UDC entretiennent toujours des relations tendres quelque peu curieuses. Quelques exemples?

Au cours de cette session, le Conseil national a créé l'absurde «Lex Leuenberger». Ainsi, les conseillers fédéraux devront, à l'avenir, arrêter de travailler pendant deux ans et n'exercer aucune activité jusqu'à ce qu'ils aient de nouveau le droit d'être actifs. Qui paye l'addition? Le contribuable. Au lieu de continuer à travailler, le conseiller fédéral recevra une pension de CHF 220 000.– par an. Et hop, 440 000 francs par la fenêtre!

Puis est venu le vote du juge fédéral: l'UDC et le PS se sont alors fait les yeux doux et ont scellé un pacte profane, malgré le fait que le PLR ait déjà donné son soutien à l'UDC pour la création d'une alliance bourgeoise.

Conséquence: un juge du PS au Tribunal fédéral des assurances (TFA), et donc une majorité à gauche au Tribunal fédéral. Qu'il donne sa bénédiction à ce projet de mesures sociales à des fins thérapeutiques et utilise des milliards de francs d'impôts comme dans l'affaire Carlos! Le TFA ne se contente pas de prononcer des jugements, il fait de la politique. Qu'en est-il de la session précédente?

La 6e révision IV (15 milliards de dettes!) a également été rejetée par le tandem UDC-PS très insistant, de même que les mesures d'économie pour 2014. Un déficit de seulement 25 millions plane au-dessus de nos têtes... mais nous avons de l'argent, n'est-ce pas? La question c'est: jusqu'à quand?!

L'UDC prouve encore une fois qu'elle ne veut pas tendre la main pour une relation sérieuse; elle préfère flirter avec la gauche pour pouvoir ensuite afficher avec un malin plaisir son chagrin d'amour avec l'opposition. Le PLR serait pourtant un partenaire fiable pour mettre en place un partenariat bourgeois constructif. Mais nous disons aussi clairement NON aux solutions extrêmes. C'est pourtant ce que veut l'UDC.

Nous voterons bientôt à propos de l'élargissement de la zone de libre circulation des personnes au sein de l'UE, qui vient d'accueillir un nouvel Etat membre: la Croatie. L'UDC est de toute façon pour l'isolement; nous n'avons bien sûr pas besoin de nos partenaires économiques européens les plus importants. Un milliard de volume commercial par jour, ce n'est rien? Mais réveillez-vous!

Le PS, au contraire, joue déjà un jeu dangereux, qui appartient d'habitude à l'UDC: il est pour l'élargissement à condition que des mesures sur les revenus et les logements soient prises, et il met en jeu notre accord bilatéral éprouvé. Si nous suspendons la libre circulation des personnes avec l'ensemble des Etats membres de l'UE, nous suspendons alors les accords bilatéraux. L'UDC ne demande de l'aide à personne mais refuse clairement de telles exigences.

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à espérer que les deux tourtereaux se lâchent bientôt complètement la main. Il s'agit peut-être d'une belle aventure pour eux mais, pour notre pays, elle n'a rien d'une histoire d'amour sexy.

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