1er août : allons-nous devenir des nains de jardin ?

Après deux semaines de détente en Bretagne, quel bonheur de retrouver la Suisse à l’heure où se préparent les feux d’artifice et s’astiquent les grills en vue de la fête nationale. Mais à la veille de cette autocélébration, je n’oublie pas que rien n’est acquis !

La maison suisse nécessite des soins continus, d’autant que des fissures apparaissent. La crise que traverse le secteur bancaire par exemple : la Suisse doit désormais se battre pour garder sa place sur le marché européen. Car de cette position dépendent fortement notre croissance et nos emplois. Autre exemple : les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage pratiqué par les Américains démontrent la nécessité de nous associer aux pays qui nous entourent, aussi pour se défendre d’éventuelles attaques extérieures.

Dans un monde toujours plus global, nous ne pouvons prétendre affronter seuls les défis qui s’annoncent. De culture et d’origine proches de celles de nos voisins, nous appartenons à une même communauté de destin, ne serait-ce parce que nos économies sont interdépendantes. La Suisse paie cher d’avoir choisi une voie solitaire en 1992, et la facture pourrait s’alourdir encore. N’attendons pas passivement la mort annoncée de la voie bilatérale. Préparons sans tarder d’autres formes de collaboration, qui nous permettent de participer aux décisions plutôt que de les subir. Nous sommes encore prospères, mais le risque existe à long terme de devenir des nains impuissants.

Maria Bernasconi, conseillère nationale socialiste genevoise

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